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Communiqué de Jordan Bardella, député français au Parlement européen, vice-président du Rassemblement national

La note de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publiée ce mercredi à propos des agressions visant les pompiers est alarmante.

De 2017 à 2018, la hausse de ces agressions s’élève à 21% pour l’ensemble du pays, et atteint +48% en Ile-de-France, les Pays-de-la-Loire décrochant le triste record : +146% en une seule année ! En dix ans, ces agressions ont été multipliées par quatre.

La « meilleure remontée des informations » n’explique pas tout, et ne saurait servir de prétexte pour relativiser les chiffres bruts inacceptables : 3 411 sapeurs-pompiers victimes d’une agression en 2018, 1 424 jours d’arrêt de travail, 450 véhicules endommagés. Au-delà du bilan quantitatif, les pompiers doivent également faire face à des agressions de plus en plus graves et violentes, comme l’a montré le rapport sénatorial publié le 11 décembre dernier.

En septembre, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’était dit déterminé à « tout faire » pour enrayer le phénomène. Les annonces qui ont suivi, à savoir une campagne de communication, la « formation aux situations complexes », et l’expérimentation de caméras embarquées, sont absolument dérisoires…

Ces tensions et ce risque permanent d’agression durant leurs missions s’ajoutent aux autres causes de malaise et de colère parmi les sapeurs-pompiers : rémunérations et indemnités trop faibles, réforme des retraites, crise des vocations, sur-sollicitation pour des interventions qui ne devraient pas relever de leur compétence, menaces européennes sur le statut du volontariat.

Comme nous l’avons réclamé à plusieurs reprises, les peines contre les agresseurs de sapeurs-pompiers doivent être doublées, les effectifs et moyens augmentés, leurs primes revalorisées à la hauteur des risques qu’ils prennent au quotidien. L’Etat doit enfin protéger ceux qui risquent leur vie pour en sauver !